Nos réseaux & consortia

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Dans ce dossier

Les ambitions de la bioéconomie posent la question de la capacité des systèmes écologiques et des ressources naturelles à soutenir l’activité économique et à se renouveler. Par ailleurs, elles invitent à révéler les arbitrages dans l’allocation des ressources (alimentation vs énergie ; feed vs food etc.), entre espaces, entre usages et entre usagers.
En 2018, l’UE a révisé sa stratégie bioéconomie en la recentrant sur le développement de l’économie circulaire (EC) qui est considérée comme une alternative à l’économie linéaire réduisant la dépendance aux ressources et les coûts de gestion des déchets. Dans ce contexte politique, l’ambition du consortium CIRCUTEBIO est d’étudier dans quelle mesure le déploiement de l’EC centrée sur la collecte des déchets entraîne la coexistence de différents modèles de traitement /recyclage des déchets à l’échelle des systèmes et territoires urbains.
L’alimentation joue un rôle déterminant pour les flux de matières et d’énergie d’un territoire urbain. Le projet POPCORN, en lien avec les travaux de métabolisme urbain, vise deux objectifs: caractériser la population d’un territoire et sa consommation alimentaire de façon à faire le lien avec les flux de matières en amont de la production agricole et les flux en aval vers la restitution des déchets et des émissions ; identifier et rallier les communautés et dispositifs de recherche utiles pour le développement d’un référentiel de facteurs de conversion permettant l’analyse quantitative de la matérialité du système alimentaire d’un territoire en reliant les secteurs de la production agricole à la consommation et aux déchets, secteurs souvent traités de façon isolée.
L’urbanisation croissante pose des défis importants sur la pression de la ressource en eau dont les approches actuelles et infrastructures ne permettent pas la résilience des villes face au changement global. L’ensemble du petit cycle de l’eau va devoir être repensé pour transformer la ville et y intégrer de nouveaux services (agriculture urbaine, lutte contre les ilots de chaleur et les inondations, zone récréatives…).
Il s’agit de penser en permanence « déchet de demain », c’est-à-dire concevoir les systèmes en tenant compte des probables évolutions de quantité et de composition des déchets, résultant de nouvelles trajectoires de consommation. L’idée d’une bioraffinerie environnementale véritablement urbaine et péri-urbaine, réfléchie pour être intégrée à la ville ou à son territoire périphérique, est innovante et ne fait pour l’instant encore l’objet que de peu d'études.
R.Gunnarsson - Unsplash
L’élevage d’insectes (entomoculture) est envisagé comme un moyen écologique de recycler des déchets ou résidus organiques ainsi que de valoriser des coproduits agroindustriels (entomoconversion).
Notre consortium souhaite investiguer l’ingénierie des déchets agricoles et alimentaires dans une logique de circularité des flux à l’échelle d’une grande aire urbaine, incluant plateau de Saclay et plaine de Versailles. Nous souhaitons explorer la question de façon interdisciplinaire, en incluant 7 unités de 4 départements INRAE.

Date de modification : 20 octobre 2023 | Date de création : 11 février 2021 | Rédaction : Com